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Philosophies

Une approche globale

Aborder un territoire, aborder un dossier nouveau est une opération qui ne peut pas être incomplète ou seulement focalisée sur un résultat qui ne serait qu'une couverture visuelle du terrain.Il s'agit évidemment d'explorer tous les tenants, toutes les pistes qui font d'un lieu ce qu'il est, à travers toutes les disciplines qu'il est possible d'exploiter. La vision d'un lieu à transformer passe par l'étude de son histoire,de sa géographie, de sa géologie, de son économie, bref il faut en avoir une lecture transversale, pluridisciplinaire,aussi exhaustive que possible.Il s'agit de s'imprégner de toutes les données disponibles sur le nouveau territoire pour découvrir son image et son identité.Travail d'analyse, de synthèse qui aboutit à la réinvention de l'histoire par l'histoire, pour finalement renouer, recoudre des territoires que le temps ou l'absence des hommes ont trop souvent délaissés.

La passion du végétal

La passion des plantes se nourrit autant de botanique pure, de connaissances scientifiques, que d'observations nourries tout au long d'années de promenade et de voyages. L'oeil du naturaliste est un oeil ouvert sur le monde global. La plante, c'est un climat, une histoire, une territorialité. C'est le propre du végétal et du jardin, que d'arriver à créer un environnement en dehors du monde. La contrainte climatique réglemente l'ordre des choses et structure le jardin. Il s'agit là d'une obsession que d'adapter une température pour pouvoir recueillir les fruits, les fleurs d'une plante. Les climats les plus extrêmes ont produits de magnifiques jardins. Quand on analyse un jardin perse ou oriental, on s'aperçoit qu'il est constitué de plusieurs paravents ou écrans végétalisés qui fonctionnent comme des sas climatiques et amènent le visiteur d'un environnement hostile à un environnement de qualité et de bien-être. Tout l'art consiste à avoir le nombre de sas indispensables et plus le climat est dur, plus le nombre de sas augmente. Cette contrainte climatique se transforme en art dès lors que l'on fait de ces sas l'enjeu même du jardin. L'eau elle-même devient élément de composition pour aider à rafraichir l'atmosphère et créer cette musique étonnante que l'on retrouve dans les jardins de paradis.

La préservation du patrimoine

Un territoire, ça se respecte. La curiosité intellectuelle est l'une des deux jambes du paysagiste, l'autre étant sa connaissance du végétal. Il ne parait pas concevable d'appréhender un sujet, une commande, sans commencer par s'imprégner du terrain qui la concerne. Et ce à tous les niveaux. Où sommes-nous et pourquoi ce terrain? D'où vient-il, quelle est et a été son histoire, qui l'a arpenté depuis des siècles, à quoi a-t-il servi? Autant de questions qui font le processus mental qui préside à tout abord de nouveau sujet. Il ne s'agit pas de faire du ""regarder en arrière"" par pure nostalgie ou désir de restaurer un passé perdu voire mythique. Non, il s'agit de s'imprégner de la substance même du lieu, avec respect, en prenant le temps qu'il faut et en se référant aux bons ouvrages. Avec respect car débarquer sur un terrain pour y appliquer un canevas tout fait relève du mensonge et trop d'exemples ont montré les limites de ces façons de faire.

Le jardin en partage

Vivrier, potager, d'agrément, d'apparat, médicinal, verger, public, botanique,d'acclimatation, pépinière, etc. Cette seule petite liste nous fait pressentir les liens indissociables que le jardin entretient avec l'humain, donc avec la dimension sociale et politique des systèmes créateurs de jardins. Créés par besoin ou nécessité, créés pour le plaisir pur, créés pour le paraître, comme un prolongement d'une architecture porteuse elle aussi de valeurs sociales évidentes, Versailles en est le plus bel exemple. Aujourd'hui, le jardin du XXIème siècle n'a-t-il pas d'autre vocation que celle d'être partagé par le plus grand nombre? Partagé comme espace vacant au sens propre et utilisé comme un ""vide tête"" de citadins en mal de verdure, ou comme un lieu de ressourcement authentique, d'apprentissage au respect de la vie, voire en un lieu didactique et pédagogique. C'est ainsi que nous appréhendons, nous, Interscène, la vision du jardin moderne, tout à la fois puisant dans la tradition et dans l'histoire sa raison d'être et de se manifester visuellement, en adéquation de mélange avec l'urbanisme, comme un prolongement, une interpénétration, et se vivant comme une réponse au bruit de fond social, un contrepoids.

A toutes échelles

Aborder un territoire, c'est savoir le regarder à différentes échelles. Grandeur et ""vastité"" ne veulent pas forcément dire diversité, et vice- versa. Que l'on regarde un désert, étendre son sable sur des milliers de kilomètres carrés. Que l'on regarde un potager tourangeau Un minuscule jardin sera potentiellement le reflet des milieux qui l'entourent.Un vaste territoire, une région entière, est modelée par un ensemble de facteurs tels que son climat, sa géologie,son hydrographie, le régime de ses vents etc.Ces mêmes facteurs ont modelé les populations, l'habitat, et façonné des tempéraments... On dit que la bipédie humaine est née de la savane naissante, parce qu'il fallait bien, pour survivre et se défendre, voir au delà des hautes herbes. Le végétal nous est indissociable et nous lui sommes, en fait, très redevables d'être ce que nous sommes.

La signature d'un lieu

Un travail de précision est entrepris sur tous les lieux que nous investissons, c'est un inventaire d'un ensemble de détails visuels, de type architectural par exemple, qui trop souvent échappent à l'oeil novice ou trop bien formaté. L'oeil du paysagiste agit ici comme un réceptacle et comme un lentille qui va, après maturation,deposer sur les planches à dessin toutes les traces, tous les messages captés sur le terrain.Un mode de clôture des jardins de type local, un tracé et une implantation de tilleuls le long d'une avenue désuètedes années 1920, l'utilisation d'un genre tres spécifique de tuiles en bordures d'allées ; vont se retrouver réutilisés pour définir une nouvelle image de marque du lieu, véritable signature établie en toute responsabilité respectueuse de son patrimoine visuel et historique. Aini est laissée une trace, celle du dessinateur auteur du paysage, qui s'engage lui aussi sur le temps.

Agence - Historique

Il n‛y a pas si longtemps, la ligne de front passait en plein cœur de Beyrouth. Rasé à plus de 70 %, le centre-ville n‛est plus qu‛un amas de gravats. Aujourd‛hui, les kalachnikovs se sont tues et les marteaux piqueurs s‛apprêtent à prendre la relève. Pour recréer la luxuriance des antiques jardins de Berytus, perle de l‛empire romain, les autorités du pays ont fait appel à Thierry Huau, un paysagiste français. Celui-ci sera chargé de retrouver les essences disparues qui flot¬taient autrefois dans la casbah ottomane et de restituer les allées ombragées décrites par Lamartine. La palette florale de Thierry Huau prend alors les couleurs du souvenir : roses odorantes, hibiscus et frangipaniers… Il conçoit son rôle comme celui d‛un chef d‛orchestre. En tant que responsable de l‛urbanisme paysager, il est consulté par l‛en¬semble des architectes qui participent à ce projet titanesque. Il décide de l‛emplacement des futures places et placettes, des jardins et même du moindre arbuste. En attendant que se dessinent clairement les lignes du futur centre-ville, les habitants peuvent déjà renouer avec la fraî¬cheur des balades du passé. Il leur suffit de visiter la pépinière où sont entreposés tous les arbres qui feront à nouveau battre le cœur de Bey¬routh. Après quatre années dans l‛hémisphère sud, le paysagiste en herbe est conscient qu‛il doit conforter sa formation et étudier l‛urbanis¬me. Il s‛inscrit donc à l‛université de Saint-Denis. Diplôme en poche, il crée en 1985 son propre bureau d‛études, la société INTERSCENE. Son cadre d‛intervention est désormais très vaste : le développe¬ment urbain à grande échelle, bien sûr, mais également le développe¬ment rural et la sauvegarde de notre patrimoine historique. Du mo¬nastère de Kykkos, à Chypre, au domaine de Pontchartrain – la plus grande perspective imaginée par Le Nôtre – son savoir-faire s‛atèle à faire revivre des paysages qui expirent : oliveraies centenaires, espaces giboyeux, parcs et jardins.