La passion du végétal

La passion des plantes se nourrit autant de botanique pure, de connaissances scientifiques, que d’observations nourries tout au long d’années de promenade et de voyages. L’œil du naturaliste est un œil ouvert sur le monde global.

La plante, c’est un climat, une histoire, une territorialité.

C’est le propre du végétal et du jardin, que d’arriver à créer un environnement en dehors du monde. La contrainte climatique réglemente l’ordre des choses et structure le jardin. Il s’agit là d’une obsession que d’adapter une température pour pouvoir recueillir les fruits, les fleurs d’une plante. Les climats les plus extrêmes ont produit de magnifiques jardins. Quand on analyse un jardin perse ou oriental, on s’aperçoit qu’il est constitué de plusieurs paravents ou écrans végétalisés qui fonctionnent comme des sas climatiques et amènent le visiteur d’un environnement hostile à un environnement de qualité et de bienêtre. Tout l’art consiste à avoir le nombre de sas indispensables et plus le climat est dur, plus le nombre de sas augmente. Cette contrainte climatique se transforme en art dès lors que l’on fait de ces sas l’enjeu même du jardin. L’eau elle-même devient élément de composition pour aider à rafraichir l’atmosphère et créer cette musique étonnante que l’on retrouve dans les jardins de paradis.