Le jardin en partage

Vivrier, potager, d’agrément, d’apparat, médicinal, verger, public, botanique, d’acclimatation, pépinière, etc.

Cette seule petite liste nous fait pressentir les liens indissociables que le jardin entretient avec l’humain, donc avec la dimension sociale et politique des systèmes créateurs de jardins. Créés par besoin ou nécessité, créés pour le plaisir pur, créés pour le paraître, comme un prolongement d’une architecture porteuse elle aussi de valeurs sociales évidentes, Versailles en est le plus bel exemple. Aujourd’hui, le jardin du XXIème siècle n’a t’il pas d’autre vocation que celle d’être partagé par le plus grand nombre?

Partagé comme espace vacant au sens propre et utilisé comme un « vide tête » de citadins en mal de verdure, ou comme un lieu de ressourcement authentique, d’apprentissage au respect de la vie, voire en un lieu didactique et pédagogique.

C’est ainsi que nous appréhendons, nous, Interscène, la vision du jardin moderne, tout à la fois puisant dans la tradition et dans l’histoire sa raison d’être et de se manifester visuellement, en adéquation de mélange avec l’urbanisme, comme un prolongement, une interpénétration, et se vivant comme une réponse au bruit de fond social, un contrepoids.